Couchers de soleil

32 chroniques · Tous les mots-clés

Culebrita

28 février 2015 · Denis


Avec quelques jours de retard, voici notre tout dernier post sur notre visite de Culebrita et Culebra.

Nous devions nous rendre à Vieques mais la fenêtre météo a changé nos plans pour Culebrita, la petite soeur de Culebra. Quelle bonne idée! Notre visite a été un coup de coeur. Nous n'avions pas pu la découvrir lors de notre descente vers le sud il y a deux ans car la houle du nord et les vents étaient trop forts. Nous avons failli la manquer encore une fois.









Nous nous sommes ancrés du côté de la plage Tortuga, qui porte bien son nom d'ailleurs car nous avons aperçu plusieurs tortues dans la baie. En fait, on demande au public de quitter la plage après le coucher du soleil pour la tranquillité des tortues. Ici la plage est magnifique, le sable blanc, et il y a des jacuzzis naturels entourés d'immenses roches qui sont époustouflants. L'eau des bains y est quasiment fluorescente avec des tons de verts et de turquoises saisissant. Le tout bordé de rochers noirs, orangés et rouges. Du jamais vu pour nous, à la fois tellement beau et irréel.



Nous avons escaladé les falaises et bien profité des bains pendant deux magnifiques journées.

Culebrita compte jusqu'à six plages et il y a plusieurs sites d'apnée.





Un sentier bien aménagé et rempli de milliers de bernard-l'hermite permet d'en faire le tour et au sommet de l'île se trouve un ancien phare construit en 1880. Une magnifique construction cylindrique ornée de pierres rouges avec vue imprenable. Culebrita est un endroit à voir absolument!










À Culebra, il y a deux belles baies protégées par une barrière de récifs: les baies Ensenada Dakiti et Aldomovar. Nous avons toujours préféré ce genre de mouillage. C'est vraiment beau d'entendre et de voir les vagues se fracasser sur les récifs juste en face du bateau alors que nous en sommes bien protégés. De plus à marée basse, une île ressort comme par magie et on peut s'y promener à pied.




Nous l'apprécions encore plus maintenant car ce sont des sites parfaits pour le kitesurf.








Nous disons au revoir aux îles vierges espagnoles pour nous rendre à l'île Palominos situé en face de Fajardo, Puerto Rico. C'est une île privée que loue un grand Resort pour ses visiteurs alors le jour c'est plein de monde et il y a des dizaines d'activités de toutes sortes et vers dix-huit heures, l'île redevient quasi déserte. C'est donc en fin d'après-midi que nous en profiterons avec Rêve d'Océan pour jouer au ping pong, au soccer, au miniputt, au échec et bien sûr pour y prendre un verre en bonne compagnie. Juste à côté de Palominos, il y a Palomininos, une autre jolie petite île que l'on voit dans l'un des films "Pirates des Caraïbes".


Notre prochaine escale est San Juan, situé au nord de Puerto Rico pour y faire un dernier avitaillement dans les grands magasins avant de traverser en République Dominicaine.

Nous sommes pour l'instant bloqués à San Juan, question de laisser passer une météo non favorable à la navigation mais tout de même très bien installés tout au fond de la baie au coeur d'une grande ville bouillonnante et chaleureuse!


Commentaires (0)

Virgin Gorda, BVI

9 février 2015 · Denis

Virgin Gorda est l'île la plus à l'est des Vierges. Elle a été le point d'entrée lors de notre traversée depuis St-Martin et nous y avons un peu collé, sauf pour notre séjour à Anegada.


C'est tellement beau, l'eau est d'une clarté éblouissante et pour des adeptes du kitesurf, c'est un petit bijou!

Un des points marquants fût une belle randonnée sur la colline derrière le resort Bitter End Yacht Club. Le départ ainsi que l'arrivée de la piste sont sur le site du resort qui vaut qu'on le visite. C'est bien arrangé et très jolie comme club.





Du haut de la colline, les points de vue sur Saba Rock, Gorda Sound et Eustatia Sound sont à couper le souffle.





 On monte encore ...

En arrivant de l'autre côté, on peut voir Deep Bay et le Biras Creek Resort. On y est descendu jusque sur la plage d'ailleurs.





Nous n'avions pas pu vraiment apprécier notre première visite à "The Baths" il y a deux ans en raison d'une grosse houle du nord et d'un temps couvert.  Nous y sommes retrounés par un temps idéal. Bonus additionnel, il n'y avait pas achaladange, alors la visite fut superbe!!!











Quelques images des nos séances de kite dans Eustatia Sound et Gorda Sound pour terminer.




Nous avons passé les deux dernières nuits à Virgin Gorda dans la Savannah Bay, une baie peu fréquentée, accessible que par temps clément. La plage y est superbe ainsi que le couché de soleil!


Au moment de publier, nous avons quitté Virgin Gorda.  Hier, grosse journée de ravitaillement en bouffe, fuel et propane à Fat Hogs Bay, puis nous avons passé la nuit au mouillage de Marina Cay. Aujourd'hui petit déplacement sur Guana Island où nous passerons la nuit.

Commentaires (0)

Quelques sorties à Grenade

18 septembre 2014 · Denis

Le temps coule et les journées s'égrènent une à une au paradis. Nous nous sommes récemment
déplacés depuis la baie de St-Georges vers notre ancrage de prédilection à Grenade: Calivigny Island. On y est bien avec une brise continuelle, pas de roulis, une scène sociale active avec plusieurs bateaux amis à distance de dinghy.
En bonus, on peut y faire du kite lorsque le vent est assez fort, ce qui n'arrive pas très souvent ces
jours-ci malheureusement.


Entre baignades, promenades, les courses et autres tâches, il y a eu
quelques activités dignes de mention.


Ascension du Mont Qua Qua, Grenade

L'an dernier nous avions fait le sentier qui fait le tour du lac de Grand Étang, un ancien cratère volcanique grenadien. Cette année c'est en compagnie de nos amis bateaux Rafiki, Four Coconuts, Amélie 4 et Puddy Cat, que nous avons grimpé le mont Qua Qua (723m). Notre randonnée à travers le parc national de Grand Étang jusqu'au sommet du mont Qua Qua nous a permis d'apprécier à sa juste valeur la beauté de la végétation luxuriante et dense de l'endroit. Les points de vue sur la crête des pics sont magnifiques d'est en ouest. L'air y est frais. Et les nuages qui recouvraient d'une manière clairsemée
la montagne rendaient l'ascension dans la forêt pluvieuse tropicale encore plus magique.

En temps sec, c'est un aller-retour de trois heures sur un sol argileux. Le sentier est bien indiqué, certains endroits sont escarpés, étroits et bordés de plantes indigènes qui éraflent au passage. Mais tout de même une randonnée en montée que je qualifierais d'assez facile avec de bons souliers et beaucoup d'eau. Mais pendant la saison des pluies comme maintenant, c'est une autre histoire. Il faut s'attendre à de la boue et encore de la boue. L'ascension est donc très glissante et plus difficile


et que dire de la descente. Bien difficile de revenir avec un fond de culotte propre. Seulement quelques-uns d'entre-nous y sont parvenus! Au final, une randonnée fabuleuse qui valait grandement la peine!









Sécurité nautique, Prickley Bay Marina, Grenade

Jeudi dernier, le 11 septembre, nous avons eu droit à une séance d'information à la marina de Prickley
bay, principalement pour les enfants sur la sécurité nautique. Plusieurs activités à l'horaire comprenant l'utilisation appropriée du VHF, de la procédure d'appel pour un MAYDAY et du fonctionnement de la balise EPIRB.

Ensuite, le clou de la journée selon moi, un tour sur le bateau de la garde côtière juste à l'extérieur de la baie, à plus de 35 noeuds. Yiaaoouu!  C'était super génial. On a eu droit aux girophares, aux sirènes, 900 forces de moteur ça dépeigne. J'en veux encore!

Par la suite le déploiement prévu d'un radeau de sauvetage, "expiré" il faut dire, n'a pas fonctionné mais
les enfants ont tout de même pu voir et toucher l'équipement d'urgence que contient un radeau. Ils ont utilisé différentes sortes de vestes de sauvetage, sauté à l'eau et fait une simulation d'embarquement dans un soi-disant radeau en s'entraidant. Très amusant!

Pour clore la journée, en groupe de dinghies et accompagnés par la garde côtière, nous nous sommes dirigés à l'extrémité de la baie au coucher du soleil pour une démonstration de fusées de détresse (flares). Lumière, fumée et bruit étaient au rendez-vous. Des plus impressionnants. J'aurais bien
quelques suggestions pour améliorer la sécurité de la dernière partie mais bon une première édition de l'évènement à la marina qui s'est déroulée sans anicroche!

Commentaires (0)

Sortie à St-Barth, toujours aussi agréable!

26 mars 2014 · Denis

L'île de St-Barthélémy est sans contredit synonyme d'élégance et de raffinement. C'est dans la baie de Gustavia que se retrouvent les plus beaux voiliers du monde. Ici tout est signe de qualité pour le plus grand plaisir des visiteurs bien nantis, il va s'en dire. Les boutiques de grands couturiers, les étalages de bijoux exclusifs et de galeries d'art, la fine gastronomie, les somptueuses villas de bord de mer et les panoramas magnifiques ne sont pas l'exception mais la règle à St-Barth. J'aime beaucoup cette île. L'exubérance qu'on y retrouve lui donne un cachet irrésistible.


L'an dernier on était venu voir la fameuse Bucket Regatta de renommée internationale. Un événement à ne pas manquer qui aura lieu cette année pendant la première semaine d'avril. C'est super-impressionnant de voir tous ses grands voiliers en course. On avait également fait le sentier qui relie l'Anse Colombier et la Baie des Flamants. Une très belle randonnée qui nous avait charmés. Cette fois-ci, nous avons passé deux jours à visiter Gustavia et ses alentours ainsi que la baie de St-Jean.

Voici quelques images de Gustavia, port principal de St-Barth.





Sur le chemin nous avons fait un détour jusqu'en haut de la colline pour visiter le phare de Gustavia construit en 1961, juste à côté du Fort Gustavia. Le point de vue est exceptionnel car on peut y apercevoir les eaux turquoise de la baie qui est remplie de magnifiques voiliers et bordée de milliers de toits rouges éclatants. Vraiment superbe!









Sur le chemin amenant à St-Jean, se trouve la sculpture "Arawack" placé sur un rocher à la forme de St-Barth. Le guerrier qui reproduit grâce à son lambi, les sons de la nature protègent celle-ci. L'iguane et le pélican, symboles de l'île, l'accompagnent.
La baie de St-Jean offre une magnifique plage pour la baignade dans une eau calme et turquoise. On y a passé la journée à faire la trempette. C'est une randonnée d'environ une vingtaine de minutes à partir de Gustavia.  Pas très loin mais il faut marcher le long de la route principale de l'île. La prudence est de mise car même si l'île est petite, le nombre de véhicules est inimaginable.










Comme l'aéroport de St-Barth se trouve juste à côté de la plage de St-Jean, on s'est également amusé à regarder les avions décoller et atterrir de la plage. Un peu comme à la plage Maho de St-Martin sauf qu'il s'agit de petits avions. Comme il n'y a pas beaucoup de terrain plat sur l'île. La piste y est donc très courte et se trouve au pied d'une petite montagne. Les manœuvres d'atterrissage en sont d'autant plus impressionnantes car le train d'atterrissage frôle littéralement la montagne avant de toucher la piste qui se jette en bout de ligne dans la mer. Que j'aimerais être dans l'avion, le coup d’œil doit être vraiment formidable!




On termine la journée par une visite de la plage à l'Anse de Grands Galets, seulement à 5 minutes du centre-ville de Gustavia. Cette plage est particulière car elle n'est pas faite de sable fin mais plutôt recouverte uniquement de petits coquillages à perte de vue. Bien spéciale, du jamais vu pour nous et je ne voulais pas manquer ça. 





Coucher de soleil sur l'Anse Colombier

Pendant le trajet vers St-Barth, nous avons eu la chance de voir des baleines. Et oui! C'est toujours un spectacle fascinant et impressionnant d'avoir de si gros mammifères à côté du bateau, surtout lorsqu'ils sont aussi gros que nous!!!





Et aujourd'hui, sur le chemin du retour vers St-Martin, nous avons attrapé notre souper, un "Blue Runner" dont nous nous sommes déjà délectés au moment d'écrire ces lignes!

Commentaires (0)

Barbuda -> St.Kitts & Nevis -> St-Martin

10 janvier 2014 · Denis

St.Kitts & Nevis
Après un séjour inoubliable à Barbuda, nous sommes partis pour St.Kitts & Nevis. Nous n'avions jamais vu ces îles et la direction du vent nous y amenait beaucoup mieux que de se rendre directement à St-Martin. Nous avons donc passé quelques jours au mouillage de Charlestown à Nevis et une dernière nuit dans la White House Bay sur St.Kitts avant de repartir pour St-Martin.

St.Kitts et Nevis sont deux très belles îles. Nevis est plutôt ronde avec sa montagne majestueuse et omniprésente tandis que St.Kitts toute en longueur comporte quelques pics moins élevés mais extrêmement abruptes. Nevis est aussi beaucoup plus verte, accrochant tous les nuages sur son passage.

Mont Nevis
Charlestown, Nevis

Rare apparition sans nuage au top


White House Bay, St.Kitts


Près de Basseterre, St.Kitts



Traversée vers St-Martin
Depuis déjà plusieurs semaines maintenant, la météo nous donne beaucoup de vent fort et la mer reste très grosse en général. Pour se déplacer d'île en île, il faut donc bien choisir la journée et rester à l'affût des relatives accalmies qui se présentent. C'est ce que nous avons fait encore pour le départ vers St.Martin. Tout indiquait qu'une traversée mercredi serait bien, quoique ça reste toujours un peu à la limite du confortable ces jours-ci. Mardi matin, on se lève tranquillement, on vérifie la météo même si on ne devait pas partir. Il y a trois facteurs principaux à considérer dans ce genre de décision: la force et direction du vent, la grosseur, direction et fréquence des vagues et le facteur humidité ou en d'autres termes les possibilités de grains et d'orages. Donc mardi matin ça donne un vent un peu moins fort mais avec des vagues un peu plus grosses que pour mercredi. Ce n'est pas nécessairement logique mais c'est comme ça, la houle vient souvent de très loin et dépend du temps des jours précédents. Décision rapide, nous partons sur le champs. Il est 10am, nous devrions pouvoir arriver juste avant le coucher du soleil! Rapido-presto, on décolle. Une très bonne décision. La navigation, bien que costaude et pas pour les coeurs sensibles, fût superbe et nous avons eu un ciel bleu mur à mur sauf pour un petit grain que nous avons effleuré près de St.Martin. Le canal entre St.Kitts et Statia nous a donné les conditions les plus grosses avec des vagues de 8 à 10 pieds et des bourrasques de vents à 25 noeuds. Par la suite, les conditions se sont stabilisés avec un vent de 17-18n et des vagues de 6 à 8', tout ça venant de travers nous donnant une vitesse le plus souvent au-delà de 8n. En gros, de la belle voile avec de temps à autre une vague plus grosse que les autres qui venait tester les limites de l'auto-pilote!

Arrivée à Philipsburg, Sint Maarteen

Ouverture du pont dans le lagon

Une première nuit sur pavillon jaune à Sint.Maarteen du côté hollandais dans la Great Bay avant de passer le pont-levis et entrer dans le lagon pour y faire les formalités d'entrée du côté français et bien sûr vivre de belles retrouvailles avec nos amis Marie-Claire et Michel sur Jolie Julie et Louise et Denis sur Prana, sans compter les autres nombreux bateaux connus qui incluent entre autres Gulliver et Sapphir.

Commentaires (2)

Mauvais temps sur les Antilles

8 décembre 2013 · Denis

Nous payons maintenant pour tout ce beau temps que nous avons eu. Il vente et il pleut depuis que nous avons dévié de nos plans vers Antigua et sommes bloqués à Deshaies. Les grains se succèdent un derrière l'autre et nous forcent à rester dans la cabine bien installés à l'ancre dans le mouillage de Deshaies, ce beau petit village de Guadeloupe.


Il a plu des clous toute la nuit. Hier au coucher du soleil, des rafales à 35-40 noeuds sont venus nous donner un beau spectacle.


Le ciel est gris encore aujourd'hui et au moment d'écrire ces lignes un autre grain nous passe dessus avec pluie forte et rafales à 25+ noeuds.


Nous n'avons pas d'inquiétude ici dans la baie. Notre ancre Rocna, fidèle à elle-même, ne bouge pas d'un millimètre et nous sommes à très bonne distance de tous les autres bateaux ancrés ici.


L'info météo indique que la houle restera grosse en mer pour une semaine au moins, alors on ne repartira pas pour Antigua avant plusieurs jours. Notre seul problème est que notre réserve de propane pour la cuisson et le BBQ commence à être assez basse. Les îles françaises sont au butane et n'ont aucun propane. Notre prochain ravitaillement de ce gaz précieux ne pourra être fait qu'à Antigua. Alors nous rationnons un peu la cuisson en favorisant les plats vite fait et quelques sorties resto.

Nos amis Angelo et Danielle de Émeraude sont arrivés hier dans la baie. Les rencontres sociales seront sans doute au rendez-vous s'ils restent ici. Ils sont arrivés de Antigua, prenant la fin de la fenêtre avec un meilleur angle au vent dans cette direction. Il est en fait toujours possible de naviguer dans tout ce gros temps mais les chances de bris ou avarie sont très grandes. En exemple, on voit les bateaux de location en mouvement puisqu'ils doivent faire leur trajet en temps. Les pauvres qui sont tombés sur cette semaine pour leurs vacances de rêve ne sont pas chanceux. Les appels de détresse (pan pan) sont relativement fréquents sur la VHF depuis hier et un hélico des gardes côte vient tout juste de survoler la baie cherchant sans doute un voilier qui manque à l'appel depuis ce matin, selon ce qu'on capte sur la radio.

Commentaires (0)

D'un paradis à l'autre ...!

3 décembre 2013 · Denis



Phare sur l’îlet du Gosier
Les croissants et les chocolatines sont toujours les bienvenus à bord, spécialement lorsque le tout nous est livré par une gentille demoiselle en kayak juste à l'heure du petit-déjeuner. Comment résister et surtout pourquoi le ferions-nous.

À Gosier, il y a vraiment beaucoup de nageurs. C'est surprenant le nombre qu'on y rencontre tout autour des bateaux et parfois même très loin du bord, presqu'au large. Il y a en tout le temps, parfois même des groupes d'une vingtaine de personnes à la fois. Et c'est du sérieux, ils nagent pendant des heures. Et les iguanes font de même! Sérieusement on en a vu qu'un seul mais quand même. C'est qu'ils nagent super bien ces petites bestioles.

Heureusement, les dinghies et les navettes circulent très lentement dans le secteur car peu de gens utilisent une bouée flottante pour signaler leur présence ce qui est selon moi très imprudent. Sur l'îlet en après-midi, on se baigne, visite les alentours et sirote un verre au seul petit restaurant du coin. 

Depuis quelques semaines, la navigation est à son meilleur. C'est toujours plus enivrant, plus excitant et plus sportif d'une fois à l'autre. On s'amuse beaucoup et c'est du bonbon! Quelle chance, la météo nous permet enfin de se rendre à Marie-Galante qui se trouve plus à l'est. C'est une petite île d'une quinzaine de kilomètres de diamètre qui fait partie de la Guadeloupe. On y trouve 3 principales communes qui sont Capesterre avec ses eaux turquoise (sud est), Grand Bourg et sa culture de canne à sucre à tous les coins de rue (sud-ouest) et Saint Louis, où nous sommes ancrés, avec ses paysages de plages et de mangroves (nord-ouest). Magnifique île que nous avons visitée en voiture dimanche dernier.
Visite de Marie Galante

La plupart des attraits touristiques restent ouverts jusqu'à 13:00 pendant la fin de semaine et les autres sites naturels ne ferment pas le jour. En plus, tout est gratuit. Par contre certaines routes peuvent être hasardeuses surtout en temps pluvieux. Heureusement pour nous, le soleil était là et nous avons passé une journée fantastique.



Magnifique plage de Capesterre
Nous avons fait le tour complet de l'île. Nous avons visité plusieurs plages. La plus spectaculaire à été selon nous la plage de la feuillère avec ses eaux turquoise. Dès notre arrivée à Capesterre on a été frappé par la vue splendide de la mer depuis le haut de la ville. Des couleurs incroyables arborant tous les tons de bleus.  Vraiment spectaculaire! Et attention aux chutes de cocos, qu'ils
disent!







Nous avons également fait quelques randonnées dont la mangrove de Vieux-Fort,  le sentier des falaises, les ruines de l'habitation Roussel-Trianon et le site de Gueule Grand Gouffre, un immense trou dans la roche d'une trentaine de mètres de diamètre faisant face à la mer. Magnifique!


Gueule Grand Gouffre








Et bien sûr, l'incontournable visite de la Distillerie du Domaine Bellevue et de son moulin d'époque puisque Marie-Galante possède des plantations à perte de vue de canne à sucre. Après avoir dégusté les délices de la maison. Eh oui! on repart avec une autre bouteille de rhum de plus. Ils l'ont l'affaire avec leur dégustation de produits sur place. Une autre belle journée bien remplie!


Couché de soleil sur Les Saintes depuis Marie Galante






Nous avons quitté le magnifique mouillage de Saint Louis, Marie Galante pour nous diriger vers un tout autre lieu aussi splendide. Les îles de la Petite Terre, toujours en Guadeloupe, qui sont protégées par une barrière de récifs et dont l'accès est difficile et demande une météo clémente. Plusieurs charters de jour s'y trouvent à notre arrivée mais nous resterons seuls dès la fin de l'après-midi dans ce paysage idyllique à faire rêver. L'eau y est d'une clarté incroyable avec des tons de vert, d'émeraude et de turquoise dont on ne se lasse jamais de voir et qui me rappelle Tobago Cays. Petite Terre est un parc national qui comprend deux îles. Seule Terre de bas est accessible aux visiteurs. Terre de haut, servant de refuge pour la nidification des tortues, est interdite au public. Un sentier bien aménagé permet de faire le tour de Terre de bas jusqu'au phare et d'y apercevoir des iguanes par dizaines. La beauté des paysages est splendide et on aimerait y rester plusieurs jours si mère nature le permet. Dans l'eau on aperçoit plusieurs requins, tortues, barracudas et autres poissons de récifs. Le long de la plage, les petits requins

Tchin tchin depuis Petite Terre!!!
"lemon-shark" se camouflent dans le sable et à plusieurs reprises on marche presque dessus. Ils ne sont pas agressifs mais tout de même on ne les provoque pas et on se tient loin. Mais c'est à la nuit tombée que nous avons été surpris. Les faibles lueurs du bateau ont attiré plus d'une trentaine d'immenses poissons d'au moins six pieds qui s'amassaient près de la coque. Ils étaient de couleur verdâtre et leurs yeux brillaient comme des diamants sous l'effet de la lampe de poche. On ne sait pas ce que c'était, pas des requins ou des barracudas en tout cas mais c'était très impressionnant et fascinant! On n'avait pas le goût de faire un bain de minuit surtout pas par cette nuit sans lune! Il faisait noir, très noir et on entendait que le fracassement de l'eau sur le récif au loin avec seule lumière extérieure le phare de l'île. On se sent seul au monde et on est bien, tranquille au calme, sous un ciel étoilé.


Une nouvelle plage s'ajoute à notre palmarès des plus belles plages visitées au cours de notre voyage. Celle de Petite Terre. Tous les jours, plusieurs visiteurs sur les charters provenant de St-François débarquent en groupe sur la plage de palmiers au nord-ouest de l'île et accaparent les lieux. Ils restent dans les alentours, utilisent les installations et font de l'apnée. Ce qui veut dire que peu de gens explorent l'immense plage qui borde le versant nord de l'île. En trois heures de randonnée aller-retour, nous n'avons rencontré qu'une seule personne qui est passée en coup de vent. Pour notre grand bonheur, la plage était juste pour nous.


Notre longue marche nous a menés jusqu'à la pointe est de l'île. On ne peut aller plus loin. L'autre côté de l'île étant interdit.  Là-bas, on s'arrête pour pic-niquer, s'amuser dans les dunes de sable et admirer le paysage. La plage de plus d'un mile est de toute beauté. Tantôt on y voit des bassins d'eau calme et cristalline, tantôt les déferlantes se cassent sur les récifs et nous hypnotisent tellement c'est beau. Et tout au bout, à la pointe de l'île les vagues se croisent, se frappent violemment et voltigent à 12 pieds dans les airs. Tout un spectacle! Le tout sous un ciel bleu légèrement voilé. Que du plaisir! Que du bonheur! La marche dans le sable mou en pente pendant des heures nous a tous donné mal aux pieds et nous sommes contents de revenir à bord. Mais c'est une bonne fatigue. Une dernière baignade et on repart avant que la houle ne rende la sortie de la passe difficile. Une courte navigation d'une heure et demie en vent arrière nous amène à St.-François, Grande-Terre en Guadeloupe. Ce sera probablement notre dernier arrêt en Guadeloupe.











Nous avons beaucoup apprécié les îles dépendantes de la Guadeloupe; Les Saintes, Marie Galante et Petite Terre qui ont beaucoup à offrir!

Commentaires (0)